Saturday, June 19 2010
Robert Booth, un cinéaste indépendant qui a produit l’année dernière un film sur l’industrie de la noix de cajou pour le Centre pour le Commerce est de retour avec un film court sur la l’industrie du karité…

J’avais lu quelque chose sur la longue histoire du karité et ses nombreuses utilisations traditionnelles en Afrique de l’Ouest. Son importance culturelle et économique, surtout pour les femmes, ne saurait être trop soulignée. Mais l’industrie moderne du karité a à peine 100 ans. J’étais résolu à découvrir quelle incidence cette industrie avait eu sur l’histoire traditionnelle du karité.
Du The Body Shop à Walgreens, la plupart des Américains ont l’habitude de voir le beurre de karité sur la liste des ingrédients d’un grand nombre de produits de beauté qui se trouvent dans les rayons. Peut-être le premier indice de l’incidence que l’industrie moderne a eu sur le karité est cette nouvelle surprenante : la plupart des noix de karité ne sont pas utilisées pour fabriquer des produits de beauté naturels, aussi merveilleux qu’ils soient ; elles sont utilisées pour fabriquer de l’huile végétale qui finit dans les aliments, surtout le chocolat. A en juger seulement par la représentation sur le marché, le fait que c’est là où finissent les noix de karité m’a laissé sans voix.

Peter se qualifiait de « noix de karité certifiée ». Il comprend non seulement comment les noix et le beurre de karité sont positionnés sur les marchés régionaux et internationaux mais sa formation de biochimiste signifie aussi qu’il comprend les propriétés chimiques du karité ainsi que la biologie de l’arbre.
Le film visait à faire connaître la capacité du karité à faire sortir des millions d’Africains de la pauvreté tout simplement grâce à la fabrication d’un produit merveilleux. Partout où je me tournais, je rencontrais encore une autre personne qui était absolument convaincue de l’efficacité du karité, que ce soit comme matière grasse consommable ou comme ingrédient d’un produit de beauté. J’ai également été présenté aux femmes qui se trouvaient au début de la chaîne d’approvisionnement. Elles m’ont fait des comptes-rendus personnels de la manière dont la croissance de l’industrie avait une incidence positive sur leur vie.

A mon avis, il paraissait y avoir un accord à tous les niveaux : une alliance donnerait aux producteurs africains une plus grande force et une meilleure représentation dans l’industrie tout en fournissant en même temps l’assurance de la qualité accrue exigée par les gros acheteurs et fabricants. Je me sentais honoré de décrire un moment qui pourrait avoir un impact positif si profond sur un si grand nombre de vies.
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