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Le West Africa’s sustainable seafood initiative accroche l’intérêt au International Boston Seafood Show

Saturday, April 10 2010

Leah Quin

Une vue de l’International Boston Seafood Show
Une vue de l’International Boston Seafood Show
Le mot fruit de mer durable est peut-être un mot en vogue dans l’industrie aujourd’hui, mais jusqu’à tout récemment c’était simplement la façon dont les pêcheurs de l’Afrique de l’Ouest avaient toujours assuré leurs moyens d’existence et leur apport nutritif —en attrapant que les poissons adultes, par exemple, avec un hameçon ou un filet lancé à la main.  Mais les stocks de fruits de mer étant menacés par les chalutiers internationaux, les pêcheries africaines—artisanales et industrielles—se bousculent pour récolter à partir de réserves en décroissance pour les vendre à des transformateurs et des consommateurs qui recherchent la quantité par-dessus tout.  Afin de stabiliser et de gérer cette ressource essentielle, les initiatives du Centre pour le Commerce destinées à développer et à promouvoir le poisson et les fruits de mer de l’Afrique de l’Ouest se concentrent maintenant uniquement sur les espèces et les projets durables, une initiative qui a été rendu publique au mois de mars lors du  International Boston Seafood Show (IBSS) de 2010.

Le plus grand salon professionnel de l’Amérique du Nord sur les fruits de mer est un point d’entrée essentiel sur le marché américain—le troisième plus gros consommateur de fruits de mer au monde, qui chaque année importe des fruits de mer pour une valeur de14,2 milliards de dollars et en exporte 4,3 milliards de dollars—ainsi que d’autres marchés en Europe, au Canada, en Asie et en Amérique du Sud. La durabilité est de plus en plus un argument de vente sur tous les continents : Quatre conférences  expositions étaient consacrées au sujet y compris le discours d’ouverture : « Fruits de mer locaux et durables : Pourquoi c’est une bonne idée », et un grand nombre d’entreprises ont fait de la publicité pour leurs produits comme étant durables, parfois marqués avec des étiquettes de divers certificateurs. Ces vendeurs ont déclaré que la campagne en faveur de la durabilité venait de deux directions : des clients soucieux de l’écologie et des fournisseurs qui veulent dépendre d’une source stable qui ne disparaîtra pas dans quelques années.

La pression s’intensifie et les chaînes de supermarchés et les restaurants réagissent en conséquence. Aux Etats-Unis, Safeway a adopté une politique relative à la durabilité des fruits de mer en 2008, et  Trader Joe’s a récemment annoncé qu’il passerait aux sources pleinement durables avant fin 2012. Lors de l’IBSS, des représentants de grandes chaînes de supermarchés en Europe et au Canada ont déclaré que tous leurs poissons et fruits de mer proviendraient de sources durables dans moins de trois ans. Ce calendrier est en fait l’une des préoccupations.

« (Les fruits de mer durables) ne sont pas à la disposition de tous ceux qui le veulent » a affirmé un acheteur européen. « Nous n’avons pas assez de sources pour satisfaire la demande. »

Pénétrer l’Afrique de l’ouest ? Alors que certaines espèces se sont raréfiées, les eaux de l’Afrique de l’Ouest ont encore une abondance de crevettes, de poulpe, d’huîtres et de sole entre autres.  L’USAID et d’autres bailleurs de fonds tels que le Fonds Mondial pour la Nature, le World Conservation Society et le Coastal Resources Center  à l’Université de Rhode Island oeuvrent en vue d’assurer la durabilité de ces espèces ainsi que d’autres à travers des projets au Ghana, en Gambie et au Sénégal, ainsi que des réserves marines au  Sénégal et au Gabon et la certification d’une pêcherie de thon en Gambie.  

 

Maktar Thiam, Conseiller du Centre pour le Commerce en matière de poisson et de
Maktar Thiam, Conseiller du Centre pour le Commerce en matière de poisson et de fruits de mer dans le stand du Centre à l’IBSS
Le stand du Centre lors de l’IBSS a mis les visiteurs au courant de ces initiatives ainsi que de l’existence d’une West African Sustainable Seafood Development Alliance, un comité public-privé établi par le Centre en 2007. La WASSDA a reçu davantage de publicité lors du salon professionnel lorsque l’un de ses membres, le West African Journalists Network for Responsible Fisheries (REJOPRAO) a reçu le Prix de Seafood Champions du Sustainable Seafood Alliance.

Pourtant aucun poisson ou fruit de mer n’est actuellement reconnu officiellement comme étant durable. Cela entraîne une autre préoccupation : Tout le monde convient que durable signifie en général issu de la pêche à l’etat sauvage ou de la pisciculture qui maintient ou stimule la production sans constituer une menace pour les écosystèmes, mais il y a très peu de consensus sur la manière de garantir la durabilité et chaque acheteur a ses propres méthodes préférées.

La plupart des acheteurs ont mentionné le  Marine Stewardship Council, un programme de certification de la pêcherie et une étiquette écologique des fruits de mer qui selon ses représentants ornent actuellement 12% de la pêche sauvage du monde. Mais il y a un grand nombre d’autres organisations de certification y compris Friend of the Sea, et certaines entreprises dont CleanFish Alliance, font leurs propres évaluations et classifications. Les frais et les problèmes liés à l’obtention et au maintien des certifications internationales ont poussé certaines pêcheries à examiner les possibilités de certifications spécifiques aux régions dans des endroits tels que l’Alaska et l’Afrique du Sud. Certains acheteurs ont déclaré que le taux de fiabilité des certifications variait et pourrait cacher une pêche qui est véritablement non  durable.

Une autre question est de savoir si la durabilité peut faire obtenir un supplément, tel que biologique ou de commerce équitable. Les restaurants haut de gamme pourraient faire payer un supplément pour la durabilité mais les chaînes de supermarchés doutaient qu’elles puissent le faire. Sur certains marchés, la durabilité pourrait déjà être une norme minimale tout comme la sécurité alimentaire.

« Si nous le faisons pas, nos clients nous tiendront pour responsables » a affirmé Shawn McMurter de Sobey’s Inc., le second plus important supermarché  détaillant du Canada lors d’un débat organisé par le Food Marketing Institute’s Sustainable Seafood Working Group. « Ils viennent vers nous parce qu’ils nous font confiance. »

Les acheteurs sont actuellement le chaînon manquant dans le développement durable des fruits de mer en Afrique de l’Ouest. L’IBSS a mis cette initiative sur le radar de l’industrie et plusieurs acheteurs ont déclaré qu’ils s’intéresseraient à visiter la région pour rencontrer des fournisseurs et présenter les demandes du marché. Le Centre continuera à faire circuler la nouvelle ce mois d’avril lors de l’Exposition européenne sur les fruits de mer qui laisse espérer encore plus pour l’Afrique de l’Ouest que l’IBSS : les Européens achètent déjà la plus grande partie des exportations de fruits de mer de l’Afrique de l’Ouest et l’exigence de la durabilité par les consommateurs est plus forte qu’aux Etats-Unis.

 

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